Simon au Cycle Tour de Cape Town

  1. Comment as-tu eu l’envie de prendre part à cette course ?

Au départ je ne savais pas que le Cycle Tour de Cape Town était la course de vélo qui rassemble le plus de participants au monde.

Dès le début de mon stage on m’a dit qu’on allait avoir un gros évènement à organiser avec des entrainements, des remises de maillots, etc. car le Cycle Tour de cette année a été décaler en octobre et arrivait à grand pas.

C’est au cours d’une discussion que mon maitre de stage Jean-Baptiste Wiroth, me demande si je suis tenté de la faire.

Surpris de cette demande je lui demande un temps de réflexion et il m’accorde quelques jours.

Donc forcément je commence à y réfléchir, je me dis : « je ne suis absolument pas cycliste, c’est quand même 110KM, je n’ai pas de vélo, pas de casque, rien. »

Et finalement je me suis dit « c’est parti je vais la faire, c’est sans doute la seule fois où j’aurai cette occasion qui se présente à moi, je trouverai bien une solution pour le matériel et après tout 110KM ça fait peur mais chacun le fait à son rythme ».

Étant aussi un grand compétiteur et à la recherche de défis, c’est exactement ce qu’il me fallait.

  1. Comment t’es tu préparé ?

Je n’ai fait que deux entrainements. Le premier était fin septembre, on a fait 75KM d’un coup, je ne pensais absolument pas que j’allais aussi bien suivre et tenir cette distance. Surtout que j’étais en touriste, c’est-à-dire sans casque, avec un vélo qu’on m’a prêté juste pour cette sortie, pas d’eau, pas à manger, des pédales plates, des vêtements pas adaptés… bref un équipement relativement minimaliste.

Le deuxième entrainement s’est mieux déroulé. C’était une semaine avant le cycle tour. J’avais tout l’équipement nécessaire. Et là c’était parti pour 110KM, comme pour le cycle tour. Malheureusement les conditions météorologiques n’étaient pas faciles. Il y avait du vent, du brouillard et de la pluie, ce n’était vraiment pas simple, surtout en arrivant à la dernière côte de l’entrainement « Suikerbossie », à ce moment-là c’était dur, j’avais l’impression d’avancer au ralenti mais bon… j’ai fini par y arriver.

En parallèle de ces deux sorties, j’allais à la salle 5 fois par semaine, je faisais des rondos, je marchais beaucoup, j’ai fait deux sorties trail et comme j’habite tout en haut du quartier de bo-kaap, revenir chez moi n’est pas de tout repos surtout après avoir fait les courses, mais cela me permet travailler un peu les jambes.

  1. Raconte-nous ton expérience du Cycle Tour. L’ambiance ? Etais-tu seul ? Était-ce difficile ? C’était à quoi tu t’attendais ?

C’est une course extraordinaire. Les paysages sont magnifiques. J’ai même eu la chance de croiser quelques singes sur la route. On passe près des montagnes, on est au bord de la mer.

Pour parler rapidement de l’ambiance, c’est comme le Tour de France, mais au Cap. Non j’exagère peut-être un peu mais sur tout le long il y a du monde pour t’encourager, car c’est l’évènement de l’année pour eux. Ce qui te donne vraiment cette impression c’est quand tu vois des caravanes avec des gens qui font un BBQ pour regarder la course et t’encourager, les nombreux stands, ou même encore les motos qui passent juste à côté de toi pour te filmer, les photographes… Bref c’était que du plaisir. Et la chose qui est extraordinaire c’est que toutes les routes sont seulement pour les vélos donc on a une liberté qu’on a à aucun autre moment de l’année.

Comme je n’avais jamais fait de courses auparavant je suis parti dans les derniers (il y a plusieurs sas de départ avec des heures différentes), précisément en 9E. Donc les personnes à cette position sont davantage là pour profiter et pas forcément pour la compétition. Je n’ai pas réussi à trouver un peloton avec qui faire la course. Et je n’ai pas arrêté de doubler les autres donc d’un côté c’est bien, mais j’aurais aimé trouver des gens à ma cadence.

Heureusement qu’au tout début de la course j’ai retrouvé quelqu’un que je connaissais qui partais en même temps que moi donc on a quasiment fait toute la course à 2, à part à certains moments. Mais je pense que sans lui je n’aurais pas fait ce que j’ai fait, cela m’a réellement motivé d’être avec lui, donc merci Julien.

Pour parler des difficultés, sincèrement avec l’engouement de la course, l’esprit de compétition, les gens qui t’encourage, je n’ai pas forcément trouvé ça extrêmement compliqué.

Et je savais à quoi m’attendre à peu près car pour les entrainements nous avons pris de nombreuses routes du Cycle Tour.

  1. En combien de temps as-tu fini la course ? Es-tu fier de toi ?

Au début je prévoyais de faire la course en 4h30/5h car je ne savais pas du tout ce dont j’étais capable de faire. Mais finalement je l’ai fait en 3h42.

Donc sincèrement je ne m’attendais absolument pas à faire ça. On est directement parti à 29KMH et je me suis dit que c’était bien trop rapide et que jamais sur 110KM j’allais tenir, mais finalement c’était le rythme qu’il fallait.

Et sur les 15 derniers kilomètres on était à 40Kmh de moyenne donc on avait encore du jus et je n’ai pas fini complètement mort, donc je pense que je peux être très fier de moi et de ma performance.

  1. As-tu des prochains objectifs ?

Pour le moment je n’ai pas forcément d’objectif en vue, car je souhaitais faire le 60KM en trail de Cape Town, mais malheureusement je pars quelques jours avant.

Sinon je suis en pleine réflexion sur le fait de m’acheter un vélo de course en rentrant en France pour continuer à en faire.

  1. Un petit mot pour la fin ?

Si vous avez l’occasion de la faire, n’hésitez surtout pas c’est une expérience extraordinaire et incroyable, vous ne regretterez pas !

Compétences

Posté le

octobre 18, 2021